JML / LMj

Monitoring creatine kinase in spine surgery and its relation to acute renal failure

N° 65-3 (2017) - Pages 139-145

Johnny EL RAYES, Elie SALIBA, Nicolas NICOLAS, Ismat GHANEM

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ABSTRACT

Serum creatine kinase (CK) is the gold stan- dard marker for muscle injury. Any muscle damage, if severe enough, can lead to rhabdomyolysis (RM) and subsequent renal failure if not treated properly. This is usually correlated with high levels of creatine kinase. Spine interventions in orthopaedic surgery are associated with surgical “injury” to the back muscles and abnormal levels of creatine kinase. Rhabdomyolysis associated with spine surgery is in fact multifactorial, and most commonly due to prolonged surgery time and certain operative positions, correlated with high risk of developing compartment syndrome (CS). However, the final complication of acute renal failure is exceptional in these procedures. This paper reviews all reported cases of rhabdomyolysis and acute renal failure following spinal inter- ventions, and discusses the role of creatine kinase in the evaluation of muscle injury as a predictor of rhabdomyolysis and acute renal failure. Most spine surgeries are in fact not correlated with rhabdomyolysis and acute renal failure as this correlates with very high levels of creatine kinase. As a result, monitoring creatine kinase is only advised to follow in certain circumstances, and will only lead to unnecessary ex- penses.

Keywords:
creatine kinase ; rhabdomyolysis ; acute renal failure ; spine surgery ; posterior instrumentation and fusion

RESUME

La créatine kinase sérique est le marqueur de choix d’une lésion musculaire. Toute insulte musculaire, suffisamment grave, peut entraîner une rhabdomyolyse et même une insuf- fisance rénale si les précautions nécessaires n’ont pas été prises. Ceci est souvent corrélé avec des chiffres élevés de créa- tine kinase. La chirurgie du rachis en orthopédie est associée a un haut stress chirurgical des muscles du dos et par conséquent à un taux élevé de créatine kinase. La rhabdomyolyse associée à ce type de chirurgie est multifactorielle, le plus souvent due à un temps opératoire prolongé et à certaines positions à haut risque de syndrome de loges. Toutefois, l’insuffisance rénale ai- guë reste exceptionnelle dans de telles procédures. Ce papier révise tous les cas publiés dans la littérature concernant la rhab- domyolyse et l’insuffisance rénale aiguë dans les chirurgies du rachis, et évalue le rôle de la créatine kinase considérée comme indicateur de lésion musculaire, ainsi que son rôle prédicteur de rhabdomyolyse et d’insuffisance rénale aiguë. En fait, la majorité des chirurgies du rachis ne sont pas corrélées à la rhabdomyo- lyse, ni à l’insuffisance rénale aiguë vu que ces complications sont associées à des chiffres très élevés de créatine kinase. Par conséquent, la surveillance du chiffre de la créatine kinase devrait être limitée à certaines circonstances, et n’aboutira qu’à des dépenses inutiles en cas de dosage systématique.

Mots-clés:
créatine kinase ; rhabdomyolyse ; insuffisance rénale aiguë ; chirurgie du rachis ; instrumentation postérieure et arthrodèse

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